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27 août 2009 4 27 /08 /août /2009 18:54

Pour le consommateur, tout commence au moment de l’achat : Comment reconnaître les produits qui minimisent leurs impacts sur l’environnement tout en conservant leurs performances ?

Un premier réflexe : lire les étiquettes.

La réglementation oblige les entreprises à donner certaines informations environnementales sur certains produits. Parallèlement, de manière volontaire, de nombreuses entreprises ont fait de l’environnement ou de développement durable un facteur de différenciation marketing pour leurs produits : cette promotion peut s’effectuer soit au travers de systèmes de certification ou de contrôle faisant appel à des contrôles indépendants, soit sous la seule responsabilité des entreprises (autodéclarations).

 

> 1. Marquages réglementaires obligatoires

> 2. Sigles volontaires faisant l’objet d’un contrôle indépendant

> 3. Marques privées et autodéclarations

> 4. Autres marquages non spécifiques

 

1. Marquages réglementaires obligatoires

    

Des marquages sont obligatoires sur certaines catégories de produits. Ils couvrent généralement des risques associés à ces produits : symboles de danger, instructions quant à l’usage ou à l’élimination des produits, …

Certains étiquetages peuvent également concerner la performance des produits: ils permettent ainsi au consommateur de comparer les produits entre eux: C’est le cas de l’étiquette énergie sur l’électroménager ou encore de l’étiquetage des véhicules (car labelling) qui vous informe sur la consommation de carburant et les émissions de CO2 (gaz à effet de serre)

 

Exemple d’indication obligatoire de performance : L’étiquette énergie : obligatoire sur certains appareils électroménagers et sur les ampoules, elle signale les produits économes lors de leur utilisation : les classes A ou B rassemblent les produits présentant les meilleures performances en matière d’économie d’énergie. Elle informe également sur les performances du produit (lavage, essorage, consommation d’eau…) .


Exemple d’instruction concernant l’ élimination des produits
 :Le symbole relatif à l’élimination des
piles : Ce symbole indique au consommateur qu’il ne doit pas jeter le produit usagé dans une poubelle. mais le rapporter au commerçant ou le déposer dans une borne de collecte spécifique. 

 

Exemple d’instruction concernant l’usage des produits : Le symbole Dangereux pour l’environnement : Le pictogramme "Dangereux pour l'environnement" est l’un des symboles réglementaires de substances et préparations dangereuses. Il indique qu’il s’agit d’un produit toxique, à utiliser avec précaution, à ne pas déverser dans les conduits d'écoulement, et à ne pas mélanger avec les ordures ménagères.

 

2. Sigles volontaires faisant l’objet d’un contrôle indépendant

 

Contrôlés par un organisme indépendant et reposant sur des cahiers des charges précis, ces sigles apportent la garantie d’un certain niveau de performance environnementale ou sociale. Les critères contrôlés couvrent toutes les étapes du cycle de vie des produits (cas des écolabels officiels) ou concernent une partie spécifique de ce cycle de vie. La certification ou le contrôle se concentrent alors sur un impact environnemental, un aspect social ou un secteur d’activités.

 

Exemple d’écolabel officiel national : L’écolabel français NF-Environnement : crées sous l’impulsion des pouvoirs publics, NF-Environnement est la marque de reconnaissance officielle de la qualité écologique des produits. Elle garantit que les produits qui la portent réduisent leurs impacts environnementaux tout au long de leur cycle de vie, tout en conservant leur qualité d’usage.

 

Exemple d’écolabel officiel supra-national : L’écolabel européen Equivalent au niveau européen de l’écolabel national NF-Environnement, l’écolabel européen distingue les produits de moindres impacts sur l’environnement tout au long de leur cycle de vie. Il peut être attribué dans chaque pays de l’Union Européenne.

 

Exemple de certification dans le domaine informatique : Le logo Energy Star : le programme Energy Star a été mis en place par l’agence gouvernementale américaine de protection de l’environnement (EPA). Ce logo est notamment attribué aux produits (ordinateurs, imprimantes, copieurs, …) dont la consommation électrique est la plus faible.

 

Exemple de certification dans le domaine agricole : La marque AB : propriété du Ministère de l’Agriculture, la marque AB garantit en particulier que l’aliment est composé d’au moins 95 % d’ingrédients issus du mode de production biologique (absence de pesticides, d’engrais chimiques, d’OGM, …).

 

Exemple de certification dans le secteur forestier : Le logo FSC : ce logo, apposé sur du bois ou des produits à base de bois, garantit la gestion durable des forêts sur la base des critères économiques, sociaux et environnementaux de l’organisation internationale FSC (Forest Stewardship Council).


Exemple de contrôle relatif au commerce équitable
 : Le logo Max Havelaar : ce logo garantit que les produits (café, riz, sucre, cacao, ..) répondent aux standards internationaux du commerce équitable. Il s’agit notamment d’assurer une plus juste rémunération des producteurs des pays en voie de développement et de garantir le respect des droits fondamentaux des personnes.

Le plus emblématique des petits industriels, MALONGO , société familiale dont le siège est aujourd'hui à Carros (près de Nice), produit et commercialise du café et du thé labellisés Max Havelaar, dans le cadre de son développement industriel durable.
Un exemple à suivre...
 

 

3. Marques privées et autodéclarations

 

Diffusées sous la responsabilité des entreprises, ce type d’informations concerne à la fois les marques privées (« marques vertes » propriétés d’un producteur ou d’un distributeur) et les autodéclarations non spécifiques à une entreprise, comme par exemple les indications relatives au caractère recyclable ou biodégradable d’un produit.

Dans cette catégorie se côtoient des déclarations correspondant à de véritables avantages mais également des déclarations vagues et imprécises voire mensongères : bref, le meilleur comme le pire… Toutefois, la diffusion progressive des bonnes pratiques internationales (Norme ISO 14021) devrait permettre de supprimer progressivement les déclarations non fiables pour ne conserver que les autodéclarations sincères et fondées.

 

Exemple de déclaration non spécifique à une entreprise : L’Anneau de Moebius : selon la Norme Internationale ISO 14021, l’Anneau de Moebius, triangle constitué de 3 flèches, est le symbole du recyclage.

Accompagné d’un pourcentage, il signifie que le produit comporte un contenu en recyclé correspondant au pourcentage affiché. Sans pourcentage accompagnateur, il signifie que le produit ou l’emballage qui le portent est recyclable, c’est-à-dire qu’il est techniquement recyclable et qu’il dispose en plus de filières de collecte et de valorisation qui pourront permettre son recyclage effectif.


4. Autres marquages non spécifiques

 

Ces informations ne correspondent pas à un avantage environnemental effectif et spécifique du produit ou de l’emballage qui les portent : elles sont d’ordre générique. Il s’agit par exemple d’informations sur la contribution des entreprises à des programmes de valorisation des déchets ou encore de symboles d’identification des matériaux.

On peut également mettre dans cette catégorie, toutes les phrases générales sur le respect de l’environnement et les incitations à avoir un comportement citoyen : « ne pas jeter dans la nature » par exemple.

 

Exemple de marquage d’incitation : Tidy man : simple incitation à la propreté, ce pictogramme invite les consommateurs à jeter l’emballage du produit dans une poubelle (« don’t litter » en anglais : ne pas jeter par terre) : il n’a donc aucun rapport avec les caractéristiques écologiques de l’emballage ou de son contenu.

 

Exemple de symbole d’identification des matériaux : Le symbole d’identification du polyéthylène haute densité : ce type de pictogramme est destiné à permettre l’identification de la composition des produits usagés par les professionnels en vue de facilite leur recyclage.

 

Exemple d’information sur les programmes de valorisation des déchets : Le point-vert : ce sigle signifie que le producteur contribue financièrement à un dispositif (Ecoemballages ou Adelphe) aidant les communes à développer les collectes sélectives des déchets d’emballages afin de les valoriser.

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