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29 juillet 2009 3 29 /07 /juillet /2009 15:32

François Fillon a assuré que le pays était « prêt » à affronter une pandémie de grippe A (H1N1) qu’il juge « inévitable », probablement dès cet automne.

« Les stocks d’antiviraux sont disponibles, les stocks de masques sont mis en place, les commandes de vaccins ont été effectuées : notre pays est prêt à affronter cette pandémie, quelle que soit son importance », "François Fillon devant des professionnels de santé réunis à la sous-préfecture de Mantes-la-Jolie".
La France, jusqu’à présent plutôt moins touchée que d’autres par le virus de la grippe A (H1N1), pourrait dès cet automne être soumise à « l’épreuve du feu », redoutent experts et autorités sanitaires. « On peut d’ores et déjà, compte tenu de ce qui se passe dans le reste du monde, dire qu’il y aura plusieurs millions de Français qui seront concernés par cette grippe », n’a pas caché le Premier ministre. Selon l’entourage de la ministre de la Santé Roselyne Bachelot, qui accompagnait François Fillon, certaines hypothèses de travail évoquent jusqu’à 20 millions de Français qui pourraient être touchés par le virus. A titre de comparaison, en 2008, la grippe « classique » a frappé 4 millions d’habitants dans l’Hexagone, entraînant la mort de 3 500 d’entre eux, principalement des personnes âgées, selon cette même source.

 « En France, nous comptons aujourd’hui près de 800 cas. A ce stade, seules six personnes, dont l’état de santé s’est amélioré depuis, ont présenté une forme grave. Trois ont été prises en charge en réanimation, aucun décès n’a été recensé », a détaillé M. Fillon. A la faveur de l’automne Pour le moment, il a estimé justifié « de rester en phase 5A du plan gouvernemental, qui correspond à une diffusion limitée ».
Mais « si cette diffusion venait à s’accélérer, on passerait en phase 5B, voire en phase 6, ce qui signifierait en réalité que le virus s’installe dans le pays. Aux dires des experts (...) cela ne devrait pas être le cas avant la rentrée », a-t-il poursuivi.
En attendant que le virus ne se propage à la faveur de l’automne, le Premier ministre a également rappelé que les médecins de ville étaient depuis cette semaine en première ligne pour traiter les personnes faisant état de symptômes de la grippe, afin de désengorger les services d’urgence. Alors que les services de santé ont stocké quelque 33 millions d’antiviraux et consacrent des moyens importants à la lutte contre ce virus, apparu au Mexique il y a quatre mois, François Fillon a déclaré entendre « ici ou là quelques commentaires sur le registre n’en font-ils pas trop ? ».

« Mais si nous ne faisions pas ça, les mêmes à la même heure diraient qu’on n’a pas pris la mesure de la situation et se retourneraient contre nous », a-t-il répliqué.

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